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Quand jeûner rime avec santé

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J’ai effectué un jeûne du 06 au 13 octobre 2018 à la Baie du Mont Saint Michel avec le Réseau Jeûne et Bien Etre le jeûne. J’étais au centre l’Arpenteur des Sens le jeûne. Cette première expérience m’a fait énormément de bien et je le recommande. Bien sur il y a un questionnaire médical à remplir avant, pour voir si on peut le faire où pas.

C’est la première fois que je jeûnais de cette manière, en ayant droit à de l’eau, des tisanes et au bouillon de légumes le soir. Nous étions un groupe de 09 personnes, encadré par le responsable qui s’occupait de la randonnée, d’un naturopathe et d’une professeure de yoga. Ce séjour m’a permis de perdre 6 kilos et d’adopter de nouveaux comportements alimentaires ; par ex je ne bois plus de café. Tous les soirs après le bouillon nous avions des conférences d’une heure trente sur l’alimentation, le corps, les émotions, les comportements alimentaire pour mieux se nourrir.

Nous étions aux petits soins avec Sébastien le naturopathe. Les séjours pour faire un jeûne débutent à environ 500€ avec hébergement, mais en rajoutant un peu plus avec le centre  « l’Arpenteur des Sens », on peut bénéficier de tout le confort et de l’accompagnement nécessaire. Guylaine la prof de Yoga, nous enseignait le yoga dans une vrai yourte. J’y ai découvert le yoga nidra qui est l’équivalent du sommeil lucide et qui vise à améliorer la qualité du sommeil. Le yoga détox pour purifier le corps et l’esprit. Le hatha-yoga, qui signifie yoga d’effort que je pratique maintenant à Paris. Nous avons fait de merveilleuses randonnées avec Fabrice. Au temps libre de 15h30à 19h, nous avions droit aux massages, balnéothérapie et sauna.

Pour ma part la pratique du jeûne va avec le yoga. Je n’ai pas eu de problème avec la sensation de faim, a part quelques fois, mais elles sont vite parties, car le corps se nourrit du corps, c’est à dire qu’il se met au repos et consomme la graisse du corps. J’ai pu tirer une meilleur partie de mon corps et de mon esprit, je me sens plus apaisé, je mange et je dors mieux. Avec le yoga, j’ai assoupli mon corps, je l’ai tonifié, pour qu’il libère sa vraie nature qui est d’être en bonne santé. Ce que j’ai fait sur le corps, je l’ai fait aussi sur le plan mental. Mon corps s’est nettoyé en éliminant les cellules qui ne fonctionnaient plus bien (mécanisme d’autophagie), cela réduit les inflammations qui font le lit des maladies métaboliques et de la vie moderne (action anti-inflammatoire).

Et tout cela, en agissant le plus simplement possible : en arrêtant de manger.

 

 

 

 

 

 

Etude en Santé Mentale sur l’intérêt d’un soutien par des pairs pour réduire la réadmission en unité de soins aigus.

Voici un article parut dans le Lancet du 02 août 2018 sous le lien et les références ci-dessous.

Marcia Valenstehttps, Paul Pfeiffer
Pages 364-365

Volume 392, Issue 10145

Pages 359-450, e6 (4–10 August 2018) Lancet

Cliquer sur Lancet ci-dessous où ci-dessus pour avoir accéder au lien et à l’article original.

Lancet

Il a été repris et traduit en français dans les APM news.com sous la référence SB3PDYMJJ Santé Mentale : Intérêt d’un soutien par des pairs pour réduire la réadmission en unité de soins aigus. Avec leur aimable autorisation vous trouverez cet article ci-dessous.  

  https://www.apmnews.com/   cropped-image-en-tete-2.jpg                                                                APM_news

LONDRES, 24 août 2018 (APMnews) – Bénéficier de séances de soutien auprès de personnes ayant précédemment vécu des épisodes de troubles mentaux -et en rémission de leurs symptômes- a permis de significativement réduire le risque de réadmission en unité de soins aigus psychiatriques chez des patients souffrant d’une pathologie mentale, dans le cadre d’un programme d’autogestion, suggère un essai randomisé britannique publié dans The Lancet.

Chez les patients souffrant de troubles psychiatriques, les rechutes consécutives à un épisode de crise sont fréquentes, soulignent Sonia Johnson de l’University College London et ses collègues. « Non seulement cela entrave les chances de guérison, mais en plus cela absorbe des fonds qui pourraient autrement servir à améliorer au long cours le fonctionnement et la qualité de vie des patients », regrette la chercheuse.

De fait, certains programmes d’autogestion sont mis en place dans l’objectif de réduire le taux de réadmission en unité de soins aigus psychiatriques. Ils visent à aider les patients à gérer activement leurs problèmes de santé, en leur apprenant à anticiper les signes d’une crise et à développer des compétences pour gérer les symptômes et les autres difficultés.

Un de ces programmes consiste à faire intervenir des personnes ayant précédemment vécu des épisodes de troubles mentaux et en rémission de leurs symptômes. Ces personnes peuvent « assurer un soutien et des encouragements particulièrement chaleureux et empathiques car ils sont ancrés dans l’expérience personnelle », souligne Sonia Johnson, ajoutant qu’elles représentent également « un exemple de guérison » pour les patients.

Dans cet essai randomisé, les chercheurs ont eu pour objectif d’évaluer l’efficacité de ces programmes d’autogestion faisant intervenir des « personnes-soutien » sur le taux de réadmission en unité de soins aigus psychiatriques de patients souffrant d’une pathologie mentale. Les patients inclus souffraient de diverses pathologies (schizophrénie, trouble bipolaire, psychose, dépression et troubles anxieux, syndrome de stress post-traumatique et troubles de la personnalité) et ont continué leur traitement habituel tout au long de l’étude.

Ils ont été randomisés entre deux programmes d’autogestion, un premier dans lequel les patients (au nombre de 218) ont reçu un cahier d’activité personnel ainsi que des séances de soutien par des pairs, et un second dans lequel les patients (216) n’ont reçu que le cahier d’activité personnel.

Le cahier d’activité personnel comprenait des sections dévolues notamment aux objectifs personnels de guérison, à l’identification des signes précoces de crise, à la mise en place de plans d’action pour éviter ou retarder une rechute, etc. Les participants devaient y noter leurs observations et leurs objectifs.

Le programme de soutien par les pairs s’est déroulé sous forme de 10 séances d’une heure, administrées à un rythme hebdomadaire. Le rôle des pairs, qui avaient reçu une formation au préalable, était d’écouter les problèmes des patients et d’instiller de l’espoir en partageant les compétences et les stratégies qu’ils avaient eux-mêmes développées pour faire face à la maladie.

Au cours d’un suivi d’un an, après ajustement sur les covariables, les chercheurs ont observé que le risque (odds ratio) de réadmission en unité de soins aigus psychiatriques était significativement diminué de 33% chez les patients ayant bénéficié de séances avec des personnes-soutien. Le taux de réadmission était de 29% (64 patients sur 218) chez ces patients, contre 38% (83 sur 216) chez ceux n’ayant reçu que le cahier d’activité personnel.

Les patients étaient 72% à avoir suivi au moins 3 séances, et environ un tiers à aller jusqu’au bout des 10 séances. Un nombre comparable de patients des deux bras avaient lu le cahier (88% dans le groupe « soutien » contre 84% dans le groupe contrôle) mais davantage de patients du groupe « soutien » y avaient noté leurs objectifs (58-64% -selon les sections du cahier- contre 28-44% dans le bras contrôle).

Il y a eu un total de 71 effets indésirables graves (29 dans le groupe « soutien » contre 42 dans le groupe contrôle) mais aucun n’a été considéré comme lié au traitement. Il s’agissait de 55 réadmissions en unité de soins aigus psychiatriques, 11 tentatives de suicide, une tentative de meurtre, 2 suicides et 2 morts survenues dans des circonstances indéterminées.

« Nos données suggèrent qu’un programme d’autogestion appuyé par le soutien des pairs permet de réduire le taux de réadmission en unité de soins aigus », résument les auteurs, soulignant toutefois que les taux de réadmission étaient plus faibles qu’anticipés (ce qu’ils expliquent par le fait que le cahier d’activité lui-même induirait des effets bénéfiques) et que les intervalles de confiance étaient relativement grands. Mais « bien que la complexité de l’intervention limite les possibilités d’interprétation de son efficacité, elle mérite d’être évaluée dans le cadre de programmes de routine », concluent-ils.

(The Lancet, publication en ligne du 2 août)

sb/ab/APMnews

 

SAVOIRS EXPERENTIELS ET PAIR-AIDANCE

ArticlesEXP’PAIR » vient de mon expérience pour « EXP », et pour mes savoirs expérientiels acquis au cours de mon histoire de vie et de mon parcours de rétablissement. Le terme, « Pair  » signifie la Pair-Aidance qui repose sur l’entraide entre personnes souffrant ou ayant souffert d’une même maladie, somatique ou psychique.

J’ai eu des problèmes d’addictions aux drogues et à l’alcool. J’ai une abstinence depuis 18 ans de tous produits modifiant le comportement. Je suis membre des Narcotiques Anonymes, programme venant de celui des Alcooliques Anonymes.

Mon  expérience me permet d’aider des personnes qui ont des problèmes d’addictions en général, et je peux orienter leurs proches pour leur apporter de l’aide. Je peux aussi diriger des malades ayant des troubles psychiques vers les services concernés, car je suis Médiateur de santé au sein du SMES (Santé Mentale et Exclusion Sociale), de l’hôpital Saint-Anne à Paris 14ème.

Etre Addict, signifie aussi être dépendant. La dépendance est une maladie reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), elle touche toutes les classes sociales. Durant mon parcours de rétablissement j’ai acquis des savoirs expérientiels au cours de ma réinsertion. J’ai eu beaucoup de conséquences liées à ma consommation de produits addictifs, j’ai mis du temps à me rétablir, je vis aujourd’hui sans drogue, alcool, et de tous autres produits modifiant le comportement, car le rétablissement existe vraiment.

J’ai appris la patience, le courage, à accepter ma maladie, à capituler, à demander de l’aide, à écouter, et en me confiant à faire confiance en passant à l’action.

Je suis en contact avec d’autres personnes en rétablissement, et par l’entraide nous continuons notre rétablissement, que nous faisons partager à d’autres. Je connais différents  groupes de parole et ceux des Narcotiques Anonymes que je fréquente depuis le début de mon abstinence. 

Cette appartenance m’a permis de développer des savoirs en aidant d’autres personnes vivant les mêmes problèmes que j’ai traversés. Je suis en mesure de transmettre un message de rétablissement à des individus souffrant de problèmes d’addiction divers, en les orientant par exemple vers des groupes de paroles, suivant leurs addictions. J’interviens déjà dans les prisons, les hôpitaux, Centre de traitement, les CSAPA… et je fais de la prévention sur les conduites à risques, comme par ex dans les lycées.

Durant mon rétablissement, j’ai appris à construire une relation avec les médecins, les psys, les éducateurs, infirmiers, assistante sociales, associations, centre de soins, culturels, sportifs… Cela m’a permis de posséder un carnet d’adresse, que je peux utiliser en le transmettant à d’autres, qui eux-même peuvent devenir des Pairs-Aidants.

Ces savoirs expérientiels acquis font de moi une personne ressource, apportant cette nouveauté de la Pair-Aidance pour les usagers et professionnels en santé mentale.

Mahidine BOUCHAABA

Pair-Aidance en Santé Mentale et Physique [Mahidine BOUCHAABA]

La pair-aidance repose sur l’entraide entre personnes souffrant ou ayant souffert d’une même maladie, somatique ou psychique. Le partage du vécu de la maladie et du parcours de rétablissement constitue les principes fondamentaux de la pair-aidance qui peut prendre plusieurs formes.

. participation à des groupes de parole au sein d’associations d’usagers.
. Rencontre dans des groupes d’entraide mutuelle (GEM), ou encore l’intégration de pairs aidants bénévoles ou professionnels dans les services de soins.
Dans le champ de la santé mentale, l’intégration en tant que professionnels, dans les équipes soignantes, de personnes ayant vécues un trouble psychique et s’étant rétablies, se développe de plus en plus.

Ainsi, depuis plusieurs années, différents pays ont développé des programmes visant à professionnaliser la médiation en santé par les pairs (Québec, Royaume-Uni, Nouvelle Zélande, etc.), dont la France, où le projet expérimental médiateurs de santé-pairs a débuté en janvier 2012, et se poursuit avec la Licence en Sciences Sanitaires et Sociales, mention médiateur de Santé Pair en 2018.

Ayant eu moi-même des difficultés au cours de ma vie que j’ai réussi à surmonter, je sers déjà dans des associations de modèles d’identification, je veux redonner par cette expérience, de l’espoir, en partageant mon vécu, mon rétablissement . Je me sens utile, et j’ai un esprit d’entraide ; j’ai expérimenté beaucoup de choses dans ma vie, mon choix ne s’est pas fait au hasard, et la vie m’a conduit vers la Pair Aidance.

Les rencontres qui ont changé ma vie ont été :  la fois où j’ai demandé de l’aide à mon médecin traitant qui m’a orienté vers l’hôpital psychiatrique de Troyes (10), qui m’a ensuite dirigé vers le centre APTE à Bucy le Long (23), il a été ouvert en 1994 par Kate Barry, la fille ainé de Jane Birkin. C’est là que j’ai commencé mon abstinence; après j’ai rencontré l’association des Narcotiques Anonymes dont je suis devenu un membre actif. J’ai adoré le film 2 jours à tuer, le héros est malade, et en sursis. J’ai la chance de pouvoir encore vivre, de me rétablir, et de faire profiter à d’autres de mon parcours de rétablissement.

Mahidine BOUCHAABA